lun. 25 janv. | Mairie, salle des Expsitions

Amucs, le Salon

Les inscriptions sont closes
Amucs, le Salon

Heure et lieu

25 janv. à 11:00 – 27 févr. à 18:00
Mairie, salle des Expsitions, 1 Place Georges Frêche, 34000 Montpellier, France

À propos de l'événement

Qu’est-ce que l’art ?

Si l’on retient une définition actuellement usitée, c’est une activité humaine, un artefact qui s’adresse délibérément aux sens, aux émotions, aux intuitions et à l’intellect. Et l’on peut ajouter que c’est une activité qui n’a pas de fonction pratique définie (bien sûr, exit tous les arts culinaire, militaire etc.).

Ceci dit, l’on peut aussi constater, qu’il y a autant de définitions de l’art qu’il y a d’artistes et d’amateurs d’art.

Et ce n’est pas du côté des philosophes que l’on pourra obtenir quelques lumières supplémentaires ! Dans l’Antiquité, l’art visait à exprimer la Beauté. Platon s’en méfiait néanmoins, car l’activité artistique imitait le réel et constituait en ceci une illusion. Kant, lui, a cherché à fonder l’objectivité de l’art (“est beau ce qui plaît universellement sans concept“). Autrement dit, la fonction de l’art était d’idéaliser le réel. Les philosophes modernes, notamment grâce à l’esthétique de Hegel, ont dissocié l’art du beau en lui attribuant une fonction de miroir du monde. L’art ne doit être beau, mais authentique. Quant à Nietzsche “L’essentiel dans l’art, c’est qu’il parachève l’existence, c’est qu’il est générateur de perfection et de plénitude. L’art est par essence affirmation, bénédiction, divinisation de l’existence”

Maintenant, si l’on se réfère à l’histoire de l’art, de la préhistoire à l’antiquité, du Moyen Age jusqu’à l’époque moderne, on peut suivre les évolutions des concepts de représentation. Mais dans ces phases progressives, l’art a toujours été figuratif.

C’est avec l’avènement de la photo et l’entrée dans le XXe siècle, que va se briser la représentation du réel qui n’est plus une fin en soi. L’art est né avec L’HOMME, mais l’abstraction, elle, n’a qu’une centaine d’année Fini le mimétisme, l’art va devenir reflet d’une société libérée de ses carcans moraux et sociaux.

Une libération de l’art, qui va se faire dans des courants protéiformes, une époque fantastique qui a explosé tous les codes en remettant tout en question. Ces œuvres désarçonnent, car elles interrogent différemment : Street Art, Expressionnisme Abstrait, Nouveau Réalisme, Minimalisme, Land Art, Art Conceptuel. Ces créations déconcertent, bousculent les appréhensions primaires du beau et du laid, du bon et du mauvais goût

Concomitamment à ce foisonnement libérateur, une nouvelle organisation capitalo-intello-mercantile va se développer en dictant d’autres codes, fixant d’autres références et d’autres méthodes pour imposer d’autres modèles universels. Les tableaux commercialisés à des millions d’euros en fournissent quelques exemples, le prix venant souvent suppléer la qualité intrinsèque de l’œuvre.

En fait, dans cet environnement, nos sensations propres sont téléguidées à distance par des signaux médiatiques forts qui orientent nos affects. Si l’art, encore pour un temps, reste une production humaine, nos vibrations et nos réactions sont téléguidées par des pôles hyper marketés et médiatisés qui canalisent et pré-orientent nos réactions.

Réveillez-vous, essayez de ressentir par vous-même et de retrouver vos propres vibrations loin des normes établies et des vues imposées !!!

Pour cela, revenez à des sensations simples, par exemple essayer de vibrer devant des œuvres anonymes qui ont sans doute déjà fait vibrer ceux qui les ont créées. Revenons à des sensations pures, sans accompagnement médiatique, pour un exercice d’indépendance ou votre œil sera seul juge, pour votre plus grand plaisir.

Préparez-vous pour le 2ème "Salon d'Automne" de l'Amucs.

R.A.

Les inscriptions sont closes

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