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Club lecture

Mis à jour : il y a 2 jours

Le roman de février :

L'hibiscus rouge de Chimanada Ngozi Adichie

Résumé :

Kambili a quinze ans. Son monde est limité aux murs de la résidence luxueuse d'Enugu, au Nigeria, où elle vit avec ses parents et son frère Jaja. Son père, Eugène, est un riche notable qui régit son foyer selon des principes d'une rigueur implacable.

Sa générosité et son courage politique (il possède le seul journal indépendant du pays) en font un véritable héros de sa communauté. Mais Eugène est aussi un fondamentaliste catholique, qui conçoit l'éducation de ses enfants comme une chasse au péché où les plus terribles punitions trouvent leur justification dans la foi.

Quand un coup d'Etat vient secouer le Nigeria, Eugène, très impliqué dans la crise politique, est obligé d'envoyer Kambili et Jaja chez leur tante. Les deux adolescents y découvrent un foyer bruyant, plein de rires et de musique. Ils prennent goût à une vie simple, qu'ils croyaient dangereuse et païenne, et ouvrent les yeux sur la nature tyrannique de leur père.

Lorsque Kambili et son frère reviennent sous le toit paternel, le conflit est inévitable et la maison se transforme en champ de bataille où les enfants vont se révolter pour gagner leur liberté. L'Hibiscus pourpre est un roman bouleversant sur la fin de l'innocence, la violence domestique, l'intolérance religieuse et l'émancipation.


Le roman de janvier :

Les choses humaines de Karine Tuil

Résumé :

Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale. Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au coeur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l'abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?

Le compte rendu de Maria :


CR Les Chose Humaines
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Quelques commentaires


Karine TUIL Les avis
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La lettre à Nour

Le compte rendu :

CR Lettre à NOUR[9027]
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Quelques résumés


La lettre à Nour
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Le roman de novembre :

Lettre à NOUR de Rachid BENZINE

Résumé :

Nour a 20 ans. Elle décide de quitter son pays, sa famille, ses amis, pour rejoindre en Irak l'homme qu'elle a épousé, un lieutenant de Daesh. Une décision à laquelle ne peut se résoudre son père, brillant universitaire, musulman pratiquant et épris de la philosophie des Lumières. Nour et son père s'écriront, pour ne pas rompre le lien précieux qui les unit. Au-delà de l'incompréhension, cette correspondance porte un message d'espoir, celui de la réconciliation des générations futures. Au-delà des croyances, elle révèle que seule la vie est sacrée.

A écouter en moins d'une heure.





Les romans du mois d'octobre :

Pour la lecture d'octobre, la sélection s'est faite sur deux petits livres :

DJAMILIA de Tchinghiz Aïmatov et LE CHOC AMOUREUX de Francesco Alberoni.


Comptes-rendus des Claïstes sur ces deux romans


DJAMILIA
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Compte rendu du livre de l'été :

"Les Tendres Plaintes" de Yoko Ogawa 1996

Ruriko, suite à la violence et l'infidélité de son mari ,se réfugie dans un chalet en forêt. Elle est apprivoisée par un vieux chien Dona et fait la connaissance de ses maîtres : Nitta ,ancien pianiste reconvertit en facteur de clavecin et sa compagne Kaoru.

Tous deux sont aussi des " cabossés de la vie"; l'une a perdu son fiancé tragiquement et Nitta ne peut jouer devant quelqu'un ,depuis l'abandon de sa femme.

Entre son activité de calligraphe qui consiste à rédiger la biographie d'une dame âgée, une médium, ses promenades en forêt et sa curiosité envers ses voisins, sa vie s'écoule dans la solitude.

Elle surprendra Nitta en train de jouer " Les Tendres Plaintes" de Jean Philippe Rameau pour Kaoru. Et c'est comme une preuve d'amour à laquelle, elle n'a pas accès.

Profitant d'une absence de Kaoru, elle a une relation avec Nitta.

Malgré son désir et son travail "d'incrustation", elle ne pourra accéder à l'intimité qui lie Nitta et Kaoru.

Elle retournera à la ville, sa commande terminée non sans avoir laissé une trace calligraphiée sur le clavecin terminé.

On peut voir le thème du roman comme assez banal : une femme abandonnée veut séduire le compagnon d'une autre ; éternelle histoire où les descriptions de la nature, les détails appuyés sur la réalisation du clavecin ne seraient qu'accessoires servant à étoffer le propos, tout comme les références culturelles uniquement occidentales viseraient à séduire le lecteur intellectuel japonais.

Pour certains(aines) ce roman est une histoire de solitudes.

De sa lecture se dégagerait de la tristesse, une certaine pesanteur ; alors que pour d'autres c'est l'amour de la vie qui ressort au final de ces trois parcours de vie.

Que dire des personnages?

RuriKo n'attire pas forcément la sympathie. On nous présente une personnalité complexe traversée de désirs cruels envers le chien par exemple ou à l'égard de Kaoru.

Sa jalousie actuelle fait écho à la rupture de son couple. La visite de la femme de son ex mari semble la délivrer de ce passé. Celle ci lui annonce qu'elle est enceinte, état auquel elle même n'a pu accéder.

A- t- elle jamais été heureuse ?

Seule l'apparition de la femme obèse évoque des instants passés heureux dans sa vie .

Est elle vraiment amoureuse de Nitta ?

Veut elle se réassurer en le séduisant ?

Nitta, un personnage qui manque d'épaisseur. Si Ruriko lui demande de rester, il reste. Mais n'est ce pas aussi révélateur de délicatesse envers autrui ?

Il semble à la recherche d'absolu, de perfection.

Aime -t- il Kaoru ?

Kaoru le délivrera d'une certaine manière en créant de la confiance puisque c'est devant elle qu'il rejouera.

Kaoru, sa présence discrète, dévouée, efficace l'aide dans la création de l'instrument.

N'est ce pas ce qui lie le couple en créant de la connivence, de l'intimité dans la relation, ce qui échappe à Ruriko.

A la lecture, on souligne l'importance de la nature qui fait écho aux états d'âme de Ruriko.

On note aussi l'importance donnée au son ou à l'absence de son et à la musique.

La reconstruction des personnages passe par l'art et la beauté.

Comme souvent dans les romans de Yoko Ogawa un évènement présenté comme banal dans un premier temps est expliqué plus tard dans la narration.

D'une manière très japonaise, une histoire lisse en surface s'appuie sur des ressorts très violents et l'humour reste absent du programme !

Ogawa née en 1962 a suivi des études en littérature anglo-américaine. Elle a reçu de nombreux prix au Japon, aux USA.

Elle est l'auteur( trice) de romans, nouvelles, essais.

Traduite dans de nombreux pays, son roman "L'hôtel Iris " traite de la relation

entre une fille de 17 ans et un vieillard sous le thème du bondage ( shibari) .

On signale aussi " Lectures des Otages"

Ses thèmes récurrents : l'enfermement, les motivations des êtres, leurs désirs,

l'attrait de la nature.

Les Tendres Plaintes ont été crées par Jean Philippe Rameau en 1724 pour clavecin.

Si l'histoire du clavecin a éveillé votre curiosité allez visiter Mme Argeliers, factrice de clavecin, rue des Soldats entre Gambetta et Coureau ;

Martine Bouvard



COMPTE RENDU DU LIVRE "OUBLIER KLARA" D’ISABELLE AUTISSIER

Participation de Christine Veyssier, Catherine Andrié, Martine Bouvard, Catherine Meyer, Maria Moioli

L’Auteure

« Connue du grand public pour ses exploits en mer, de ses proches pour ses convictions

écologiques, Isabelle Autissier a débuté sa carrière... en étudiant les populations de

langoustines pour une organisation professionnelle de pêcheurs. Depuis, l'ingénieure

agronome a multiplié les courses au large, écrit quatre livres et pris la présidence du

WWF France. Pour l'ONG, elle poursuit son combat : réconcilier les humains et leurs

myriades de technologies avec la nature », peut-on lire sur le site de WWF France.

Mais aussi : « Chroniqueuse radio, écrivaine, créatrice de spectacle, vice-présidente du

Grenelle de la mer... Depuis qu'elle a découvert la voile à six ans, Isabelle Autissier a

multiplié les cordes à son mât. Depuis janvier 2010, elle préside le WWF France, l'ONG

de protection de l'environnement. « Préserver la nature, c'est sauvegarder l'humanité.

L'enjeu ? Donner aux gens l'envie de s'investir », lance Serge Orru, directeur général de

la branche française de l'ONG. Nul doute qu'Isabelle Autissier relèvera le défi. »

Les personnages

Iouri : Ornithologue a fuit l’univers familial et la répression russe pour s’établir aux

Etats Unis.

Rubin: père de Iouri, ex patron d’un chalutier-usine, est en fin de vie.

Anton: père de Rubin et grand père de Iouri, ancien chercheur déclassé sous le régime

stalinien.

Klara: femme d’Anton, mère de Rubin, et grand mère de Iouri, géologue émérite

envoyée au Goulag sous Staline.

Irina: amie de Rubin avec laquelle il a eu ses premières expériences sexuelles à

l’adolescence, mais sans sentiments.

Résumé

Iouri a fui à la fois son pays, la Russie et la tyrannie paternelle pour s’établir en

Amérique. Lorsqu’il est appelé au chevet de son père mourant, il retrouve un homme

toujours aussi brutal et méprisant à son égard, mais taraudé par une question sans

réponse : qu’est devenue sa mère après son arrestation en 1950 sous ses yeux d’enfant

de quatre ans ? Iouri va se lancer sur les traces de sa grand-mère disparue, partant du

berceau familial, Mourmansk, ville située au nord du cercle polaire, où Klara a été

scientifique dans un centre de recherche, et son père patron d’un chalutier-usine.

Compte rendu

La saga familiale nous est présentée selon le vécu de chacun des personnages

principaux.

Nous voici à Mourmansk en Russie, poubelle nucléaire, ville au nord du cercle polaire, où

la neige est noire, le puits sans fond.

C’est pour l’auteure l’occasion de nous transporter dans les sombres périodes de

l’époque Stalinienne.

Nous voyons vivre au quotidien la famille Bondarev(de la saga) profondément attachée

au régime soviétique, les méthodes du NKVD pour arrêter, soutirer des aveux par des

méthodes immondes qui exploitent la peur. Condamner, exploiter les travailleurs

soviétiques, innocents des fautes dont on les accuse.

Le goulag et des camps de travail sibériens.

l’isolement d’une île de l’Océan Arctique où les Nenets, nomades éleveurs de rennes,

tentent encore de préserver leur mode de vie, et surtout l’épuisant et terrifiant huisclos

des campagnes de pêche à bord des chalutiers-usines russes, à bord desquels

conditions de travail et environnements sont d’une grande rudesse.

Comment éviter les violences ? la vie dans ces contrées prédispose à une rudesse de

caractère, a l’alcool pour oublier le quotidien, à enfouir tout ce qui vous émeut, pas de

sentiments, pas d’amour, pas de tendresse, uniquement la survie….surtout quand le

régime gouvernemental s’y met aussi.

Mais ce peuple a une capacité de résilience qui le conduit à se tourner vers l’avenir.

Iouri est hors « normes », il s’évade en regardant les oiseaux. Pourtant il a essayé d’être

un marin pécheur comme son père, mais la brutalité et la rudesse à bord l’ ont

définitivement convaincu (malgré le meurtre qu’il a commis) que cet univers n’était pas

fait pour lui.

Comment ne pas comprendre Rubin assistant à l’arrestation de sa mère à l’âge de quatre

ans par le régime stalinien, et les conséquences désastreuses qui ont suivi ? il lui a fallu

beaucoup de courage pour arriver à être patron d’un chalutier-usine, il est mort trop

tôt, sans savoir ce qu’il était advenu à sa mère.

Et Klara celle qu’il faudrait « oublier » mais qu’on ne peux pas sans savoir si son évasion

a réussi.

Iouri traverse toute cette période et ne trouvera pas la fin, mais ayant remonté le passé,

il peut désormais savoir d’où il vient, oublier et pouvoir continuer sa vie.

Le titre est porteur de la problématique de la mémoire, oublier peut être salvateur

quand la vérité est insoutenable( pour Anton,Rubin et Iouri, chacun pour leurs raisons

propres) mais vient le temps de la résilience car il n’est pas possible de vivre sans savoir

d’où l’on vient, de qui on est héritier et ce qu’on a hérité, pour le meilleur et pour le

pire.

Isabelle Autissier excelle à nous faire découvrir, avec beaucoup de poésie la mer, les

oiseaux et les beautés de la nature arctique.

Sa description du chalut 305 au milieux de la tempête est impressionnante, on s’y

croirait. Elle donne toute sa puissance, c’est grandiose, nous voyons là la passionnée de

la mer.






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